Habitat Collectif

juillet 2, 2010
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« Vous êtes saisis d’horreur parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais, dans votre société, la propriété privée est abolie pour les neuf dixièmes de ses membres. C’est précisément parce qu’elle n’existe pas pour ces neuf dixièmes qu’elle existe pour vous. Vous nous reprochez donc de vouloir abolir une forme de propriété qui ne peut se constituer qu’à la condition de priver l’immense majorité de la société de toute propriété. En un mot, vous nous accusez de vouloir abolir votre propriété à vous. En vérité, c’est bien là notre intention. » (Karl Marx)

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Mercredis PleinOPENair

juillet 24, 2010
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Mercredis

Articles de cette rubrique

Une fois n’est pas coutume, le PleinOPENair se rend au couvent ! Où trouver meilleure protection qu’un établissement religieux comme lieu d’asile pour échapper à l’insécurité du logement ? Mais ces refuges historiques ne sont pas à l’abri des appétits immobiliers. En 2007, les Jésuites, propriétaires du couvent de Gésù depuis 1860, décident de vendre leur bien à un promoteur. Celui-ci, largement soutenu par la commune de Saint-Josse, souhaite y implanter un hôtel de luxe avec bains à bulles et centre de conférence. Toutefois, le projet heurte visiblement les réglementations urbanistiques en vigueur. Un couvent, c’est du logement, et même si l’on peut parfois en douter, ce genre d’affectation ne se supprime pas selon les appétits du marché. En attendant, le lieu est occupé à l’initiative d’associations pour le droit à l’habitat et permet de loger plus d’une centaine de sans-abris et de sans-papiers. Et de nous accueillir exceptionnellement deux mercredis soirs dans l’intimité de sa cour monacale à l’ombre d’un majestueux platane plus que centenaire…

Rue Traversière / Dwarsstraat 2, 1210 Bxxl. Bus : 61 (Botanique / Kruidtuin). Tram : 94, 92 (Botanique / Kruidtuin). Metro : Botanique / Kruidtuin. Bus de nuit / Nachtbus : N04 (Botanique / Kruidtuin) – dir. Bourse / richt. Beurs (dernier / laatste > 02:30). (suite…)


Une piste pour sauver Gesu ?

juillet 2, 2010
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http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2010-07-02/une-piste-pour-sauver-gesu-779572.php

Saint-Josse. Pour sauver le projet, le secrétaire d’Etat Doulkeiridis propose de construire du logement « accessible » à proximité de l’hôtel Gesu. La commune propose de modifier le Pras. Le gouvernement prendra sans doute position jeudi prochain. Le promoteur ne veut pas de logement social près d’un hôtel de luxe.

L’église néogothique du Gesu, située en face du Botanique, rue Royale, sera-t-elle transformée en un hôtel cinq étoiles de 150 chambres ? En principe non, puisque l’arrêt du Conseil d’Etat vient d’annuler son permis.

Mais tout n’est pas dit. Pour rappel, le projet a reçu un permis d’urbanisme en bonne et due forme en juillet 2009, délivré par la commune de Saint-Josse. Il est piloté par la SA Royale qui rassemble le groupe suisse Rosebud Heritage et Building & Engireering. Il a l’appui de la commune et son bourgmestre Jean Demannez (PS) pour qui le projet est porteur de 230 emplois.

Pourtant, en septembre 2009, l’Arau, Inter-Environnement et un particulier ont attaqué en annulation le permis d’urbanisme. Leur thèse ? Un couvent, c’est du logement et le projet de rénovation ne prévoit qu’un hôtel. Or, la prescription 012 dit explicitement que toute destruction de logement en zone de forte mixité doit être reconstruite dans la zone. En conséquence, il faut reconstruire les 6.500 m2 de logement qui ont disparu dans le projet suisse. Le Conseil d’Etat, à la surprise général, a suivi la thèse de l’Arau. Du coup le projet est dans l’impasse.

A-t-il des chances de se réaliser malgré tout ? C’est possible si un nouveau permis consacre aussi du logement. In situ (comme le demande le Pras) ? Cela semble fort improbable : la tatillonne CRMS (commission des Monuments et sites) a obtenu la conservation de nombreux éléments du couvent, ce qui rend la construction de logements à peu près impossible. L’autre solution consiste à coupler le projet avec du logement à proximité. Ce qui suppose un accord préalable avec les associations et le riverain pour éviter un nouveau recours. Ce qui est loin d’être le cas.

Cette hypothèse plaît au secrétaire d’Etat au logement, Christos Doulkeridis (Ecolo). « Une piste envisageable pourrait être d’intégrer les nouveaux logements, financés par le promoteur, au plan logement régional, selon des modalités à convenir. Cela permettrait d’accroître l’offre de logement accessible ».

Autre point de vue, celui de la commune et de son bourgmestre : si le conseil d’Etat considère qu’un couvent est du logement (une résidence pour religieuses), pourquoi ne pas considérer un hôtel comme du logement (une résidence pour touristes) ? Si tel est le cas, il faudrait modifier le Pras. En tout cas, la question sera abordée au gouvernement régional jeudi prochain, confirme le du secrétaire d’Etat à l’Urbanisme Emir Kir (PS) qui est ten-noodois. « Cet arrêt est un coup dur pour Saint-Josse et la Région, car ce projet a été un modèle de concertation et qu’il permet à rééquilibrage des fonctions dans une commune où la densité de population est égale à celle de Calcutta ».

Et qu’en pense le promoteur ? Pierre Buyssens (Suisse, mais d’origine belge), déclare : « J’ai mon partenaire qui estime que Bruxelles est une Région de fous, mais je suis prêt à poursuivre et discuter pour trouver un compromis. L’idée de faire du logement près de l’hôtel ne me dérange pas. Au contraire, il serait bon que les employés de l’hôtel vivent à proximité dans une perspective plus écologique. Je suis prêt à collaborer. Mais si on nous impose de faire du logement social a côté d’un hôtel luxueux, comme je le lis sur le blog du secrétaire d’Etat Doulkeridis, là, je dis non. Et je me retirerai ».


L’hôtel Gesu sacrifié sur l’autel du logement

http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2010-06-30/l-hotel-gesu-sacrifie-sur-l-autel-du-logement-779140.php

 A la surprise générale, le Conseil d’Etat n’a pas suivi son auditeur et annule le permis d’urbanisme délivré par la commune de Saint-Josse. Le projet Gesu est remis en cause.

 

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Pour la centaine de sans-logis qui occupent le couvent, l’arrêt du Conseil d’Etat est une divine surprise : ils peuvent rester bien au-delà du mois d’octobre © Damien Caumiant (st)

Un couvent, c’est du logement ! a décrété le Conseil d’État. L’arrêt de la juridiction administrative a surpris tout le monde, à commencer par l’Arau (atelier de Recherche et d’actions urbaines), qui contestait le permis d’urbanisme délivré par la commune de Saint-Josse. Cet arrêt annule le permis et le projet de rénovation de l’église de Gesu a du plomb dans l’aile.

L’église néogothique et désacralisée du Gesu, située en face du Botanique, rue Royale, doit être transformée en un hôtel cinq étoiles de 150 chambres. Le projet est piloté par la SA Royale qui rassemble le groupe suisse Rosebud Heritage et Building & Engireering. Il est dessiné par le bureau d’architectes DDS & Partners. Il a l’appui de la commune et son bourgmestre Jean Demannez (PS) pour qui le projet est porteur de 230 emplois.

Le 22 septembre 2009 l’Arau, Inter-Environnement et un particulier ont attaqué en annulation le permis d’urbanisme délivré deux mois plus tôt. Leur thèse ? Un couvent, c’est du logement et le projet de rénovation ne prévoit qu’un hôtel. L’auditeur réagit d’une façon très rapide en rendant son rapport en mai dernier. Un rapport qui refusait de suivre l’Arau. Dans 90 % des cas, l’arrêt du Conseil d’Etat suit les conclusions rapport de l’auditeur. On pouvait penser que le projet Gesu allait se réaliser.

Le recours a néanmoins gelé le projet. L’affaire s’est compliquée par le squat d’une centaine de sans-logis en janvier, aidé par l’Union des locataires marollienne. Persuadés de l’issue favorable du recours, les Suisses ont convaincu les sans-logis de quitter les lieux en octobre, date de démarrage du chantier.

Mais le Conseil d’État, à l’étonnement général, vient d’en décider autrement. Il estime que le projet d’hôtel ne répond pas à la prescription 012 du Pras qui dit que tout logement perdu doit être reconstruit dans la zone. Un couvent, fût-il vide depuis des lustres, est donc une résidence religieuse et ses 6.500 m2 sacrifiés (l’équivalent d’une soixantaine d’appartements de 100 m2) doivent être reconstruits. Ironie du sort, dans une précédente version, le projet Gesu contenait du logement. Ils furent supprimés pour répondre aux demandes patrimoniales de la Commission des Monuments et sites.

Le permis étant annulé, les Suisses doivent en bonne logique élaborer un nouveau projet (ils ont déjà dépensé près de 20 millions d’euros sur un budget de 80 millions). À moins que, complètement dégoûtés par Bruxelles, ils décident de ne plus jamais y mettre les pieds. Quant au bourgmestre Jean Demannez, il se montre pessimiste. À moins de mettre du logement hors du périmètre concerné (ce qui est illégal), il ne voit pas de solution. Ou alors, il faudra modifier le Pras et autoriser un hôtel comme compensation logement. En tout cas, l’arrêt du Conseil d’État risque de faire jurisprudence. Et si un jour d’aucuns veulent réhabiliter les prisons de Saint-Gilles et Forest, il faudra garder en tête qu’une prison est en fait une résidence pour prisonniers et donc du logement…


Squat : Gesù revient

Alter Echos n°297 – 18 juin 2010

Depuis mai 2009, une bonne centaine de personnes sans logement occupent différents lieux de Bruxelles, de la place Morichar à l’église de Gesù. Bilan après un an d’occupation d’immeubles vides.

L’an dernier, au mois de mai, une bonne centaine de personnes (cent vingt pour être exact) lançaient un mouvement d’occupation d’immeubles vides. Le groupe était – et est toujours – constitué en majorité de familles avec enfants mais aussi de quelques célibataires, ainsi que des artistes et des militants. Ils ont d’abord occupé un immeuble de la place Morichar, puis un bâtiment rue Bélliard, puis encore les anciens bureaux de la Stib rue de Stassart, pour arriver finalement à l’église de Gesù, où ils sont toujours actuellement.

De cette expérience de plus d’un an, les occupants retiennent que des familles complètement démunies, sans logement ni revenus, ont pu être logées, nourries et meublées par elles-mêmes. Le groupe s’est d’emblée organisé en autogestion, prenant des décisions en assemblée générale et invitant tout nouvel occupant à signer un « mode de vie collectif ». Pour Sarah, membre du groupe et porte-parole pour l’occasion, l’autogestion est importante dans la mesure où elle permet de responsabiliser tous les membres. La possibilité de se structurer en asbl a été beaucoup discutée, notamment parce qu’elle simplifie grandement la représentation du groupe auprès des différentes instances.

En particulier, une structure faciliterait les choses au juge de paix, qui devrait bientôt recevoir les occupants de Gesù pour entériner leur occupation précaire de l’église. Rudy Lamm, coordinateur de l’Union des locataires de Saint-Gilles (ULSG)1 – association qui épaule le groupe installé à Saint-Josse – s’attendait en effet à ce que le juge de paix convoque les occupants déjà début juin. L’objectif pour les occupants est que celui-ci constate l’occupation et que, sur base du fait que le bâtiment est inoccupé, il acte de l’occupation précaire. Le groupe espère alors pouvoir rester dans l’église de Gesù jusqu’au 30 septembre, date prévue pour le début des travaux, voire un peu plus longtemps si les travaux débutent plus tard.

Occupation précaire = droit à la domiciliation

Cette autorisation d’occupation précaire est vivement attendue par le groupe. Elle permettra notamment à plusieurs de ses membres de se domicilier dans le bâtiment, étape indispensable pour pouvoir bénéficier de l’aide du CPAS. Jusque maintenant, en effet, la commune de Saint-Josse a refusé la domiciliation des occupants. Elle conditionnait cette domiciliation à la signature d’un contrat de bail entre les occupants et le propriétaire. Un contrat que le propriétaire voulait assortir d’une garantie locative, que le groupe serait bien incapable de payer, explique Rudy Lamm.

« Une fois l’occupation précaire autorisée par le juge, il n’y aura plus de blocage légal à la domiciliation des occupants », explique Rudy Lamm. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la convocation du juge n’est cependant pas encore arrivée. Elle est attendue d’un jour à l’autre. « Les juges vont plus vite pour expulser les locataires que pour leur donner des droits », regrette le coordinateur de l’ULSG.

En attendant, la vie au quotidien dans l’église s’est bien organisée. « On est content, on est bien installé et, depuis Morichar, on a de plus en plus de contacts avec l’extérieur et on se sent bien entouré », explique Sarah. Le groupe bénéficie de dons et du soutien d’associations, dont Lire et écrire par exemple, qui vient donner des cours.

1. Union des locataires de Saint-Gilles :
– adresse : rue Berckmans, 131 à 1060 Bruxelles, Belgique
– Tél.: 02 538 70 34
http://ulsaintgilles.canalblog.com
– courriel: ulsaintgilles@yahoo.fr


Conférence de presse 8 juin 2010 au Gesu (Vidéo)

http://ulsaintgilles.canalblog.com/archives/2010/06/09/18209888.html
http://www.dailymotion.com/video/xdm100_confpresse20100608gesu_news


Publié dans 4. Botanique, Vidéos

Morichar – Belliard – Stassart – Gesù : quatre lieux, un seul combat !!!

TÉLÉCHARGEZ CE DOCUMENT AU FORMAT PDF (avec les photos)

L’occupation de la place Morichar à Saint-Gilles (Bruxelles) a duré plus de 4 mois (du 11 mai au 21 septembre 2009). Suite à un procès catastrophique, l’expulsion a été programmée et la machine répressive s’est mise en branle (menaces policières de déloger tout le monde de gré ou de force et en présence de l’Office des étrangers). Les occupants ont alors décidé d’investir un autre ancien immeuble des impôts situé rue Belliard pour aboutir, après un nouvel avis d’expulsion, dans les anciens bureaux de la STIB, rue de Stassart, cette fois avec l’accord du propriétaire (la société Besix/TDO). Nous sommes restés là jusqu’au 4 février 2010, date de notre arrivée au Gesù où nous vivons encore aujourd’hui (8 juin 2010).

Ce mouvement d’occupation a rassemblé plus de 120 personnes, surtout des familles avec enfants et quelques célibataires mais également des artistes et des personnes défendant un projet politique (choix d’occuper des bâtiments vides avec des familles pour vivre de manière communautaire et solidaire). Les occupants sont de diverses cultures, origines, religions, philosophies et forment donc une communauté dont les membres ont des profils très disparates.

Dès le départ, toutes les décisions ont été prises en AG par les occupants.

Chaque nouvel occupant est invité à signer un « mode de vie collectif » qui règle la vie de l’occupation. Très rapidement, les sites ont été complets et seules les personnes fragilisées étaient systématiquement accueillies (en sleeping provisoire là où c’était possible jusqu’à ce qu’une chambre se libère). Des familles avec des enfants dormant gare du Nord en plein hiver ont ainsi pu être hébergées et cela sans que le manque d’argent ni de papiers n’ait été un obstacle.

Grâce à notre combat, des familles complètement démunies (sans logement et sans revenus) se sont  logées, nourries et meublées depuis plus d’un an par elle-même, sans attendre la réalisation de promesses hypothétiques en matière de logement…

Plusieurs fêtes et même des mariages ont été organisés et un vaste mouvement de solidarité s’est manifesté dès le début de l’occupation (nombreux dons de meubles, nourriture, jeux, vêtements…, soutiens actifs et concrets de visiteurs Bruxellois et d’ailleurs, notamment pour l’organisation d’activités et de sorties avec les enfants, aide médicale et juridique gratuites, etc).

Trois enfants sont nés, les autres vont à l’école et jouissent d’espaces de jeux sans cesse renouvelés (les couloirs et la cour de la place Morichar, les ateliers peinture de la rue de Stassart, le jardin intérieur et les trampolines de l’église du  Gesù).

Il y a entre 20.000 et 40.000 logements vides à Bruxelles et 2 millions de m² de bureaux inoccupés. Les lois censées remédier au problème des maisons vides en Belgique et à Bruxelles ne changent rien (loi sur la réquisition des maisons vides dite « loi Onckelinckx » et droit de gestion public du Code du logement). Malgré cela, les occupations ne sont pas autorisées, les pouvoirs communaux sont réticents à accorder la domiciliation, ce qui pose de nombreux problèmes concrets aux occupants, notamment dans leurs démarches pour obtenir des revenus.

Pour beaucoup, les aides sociales se limitent à une aide médicale urgente ou financière mais très limitée dans le temps. Les ressortissants européens, très nombreux ici, n’ont en effet droit à rien si leur dossier de régularisation est refusé par FEDASIL. Ils peuvent juste demander un revenu d’insertion qui sera octroyé selon le bon vouloir de la Commune et dont la  durée sera de toute façon limitée à trois mois.

Paradoxe ou hypocrisie du système, différents organismes communaux (le Service de prévention de Saint-Gilles, le CPAS d’Ixelles, la Maraude de Saint-Josse…), la police de Bruxelles, FEDASIL… nous envoient des familles avec enfants, des personnes handicapées… qui se trouvent soit à la rue, soit dans des conditions d’habitat extrêmes, entre autre à cause de cette politique favorisant l’exclusion.

L’occupation de la rue de Stassart était autorisée jusqu’au 19 janvier 2010. Une convention d’occupation temporaire signée par l’Union des Locataires Marollienne (ULM) allait s’avérer beaucoup trop risquée tant financièrement (tous les frais générés par l’occupation sont à charge de l’asbl) que moralement (que se serait-il passé si les occupants avaient refusé de quitter les lieux en plein hiver ?). Les occupants ont proposé de payer 50€ par adulte et par mois pour les diverses charges mais cela allait s’avérer difficile pour beaucoup de familles n’ayant droit à aucun revenu. Une campagne de dons a dès lors été organisée.

Au final, les occupants déménageront début février 2010 pour le couvent du Gesù. La somme de 28.687 € sera réclamée par Besix/TDO à l’ULM pour les frais de trois mois et demi d’occupation. Somme que ni l’ULM, ni les occupants ne sont en mesure de payer. Nous ne savons pas encore si le précompte immobilier (estimé à 60.000 € sera ou non exigé).

La formule de convention d’occupation temporaire, initiée rue de Stassart sous l’égide du Secrétaire d’Etat au Logement Mr Doulkeridis, ne nous paraît donc viable qu’à deux conditions :

1. Exonération de toute taxe et précompte résultant de l’occupation et qui seraient financièrement trop lourdes pour les occupants (nous ne parlons pas ici de la taxe sur les poubelles par exemple);
2. Octroi d’une aide sociale à tout occupant avec ou sans papier (afin de pouvoir, entre autre, payer les frais d’occupation tels que les charges et menues réparations) et ce quel que soit le domicile.

Aujourd’hui, les occupants proposent au propriétaire du Gesù de comparaître volontairement devant le juge de paix pour signer une convention dans laquelle ils s’engagent à rester jusqu’au 30 septembre (avec la possibilité de prolongation si les travaux sont postposés) et à payer les charges…

Au fil des mois et des épreuves communes, une solidarité effective s’est créée entre les occupants, alors que d’habitude, dans notre société, c’est l’individualisme qui prime. Sans se connaître auparavant, ils ont pris ensemble leur sort en main, sans attendre, et ont changé, ici et maintenant, leur quotidien. Toutes ces épreuves, expulsions, déménagements, les ont renforcés et leur ont donné d’autant plus envie de continuer à vivre et lutter ensemble.

« Les Habitants du GESU »
lesoccupants@yahoo.fr
Contact : Tadzio (0487/17.74.54) & Sara (0485/97.40.41)
Avec le soutien de l’ULM, l’ULSG et le CGAM.